3 exercices respiratoires

PAR CATHERINE CORDONNIER, inspirée par Marie Borrel

Mieux respirer permet d’agir de manière positive sur plusieurs terrains qui favorisent le déclenchement et l’évolution de la maladie : l’hyperacidité, la sur stimulation du système nerveux sympathique et les déséquilibres en neurotransmetteurs cérébraux.

Pour apprendre à mieux respirer, il suffit d’y consacrer trois fois 5 minutes par jour : 5 minutes après le réveil, 5 minutes avant le coucher et une 3e fois à votre convenance dans la journée.

**Ces respirations peuvent aussi être effectuées lorsqu’une douleur s’amplifie ou que vous êtes submergé par un excès de fatigue.**

Pour tous ces exercices, commencez par pratiquer assis sur le bord d’une chaise ou d’un fauteuil, le dos bien droit, les épaules détendues et les pieds reposant au sol. Posez vos avant-bras sur vos cuisses et fermez les yeux.

LA RESPIRATION DE BASE

Fermez la bouche et inspirez par le nez en comptant jusqu’à trois, puis expirez toujours par le nez en comptant jusqu’à six.

Recommencez dix fois puis ralentissez le rythme.

Inspirez en comptant jusqu’à quatre puis expirez en comptant jusqu’à huit. Recommencez dix fois et ralentissez encore.

Inspirez en comptant jusqu’à cinq puis expirez en comptant jusqu’à dix.

Continuez jusqu’à ce que l’exercice dure environ 5 minutes.

UNE RESPIRATION DYNAMISANTE EN CAS DE FATIGUE

Comptez lentement jusqu’à cinq en inspirant et en expirant.

Continuez pendant 1 minute environ.

Si vous êtes confortables; Accélérez progressivement votre rythme respiratoire : comptez jusqu’à quatre en inspirant et en expirant pendant une dizaine de respirations, puis comptez jusqu’à 3, jusqu’à 2 et enfin jusqu’à 1.

Cet exercice dure environ deux minutes mais il provoque une stimulation globale à la fois psychique et neuromusculaire. Vous pouvez le répéter plusieurs fois par jour lorsque vous en ressentez le besoin.

UNE RESPIRATION ANTIDOULEUR

Commencez par respirer calmement et amplement jusqu’à ce que vous sentiez la détente vous gagner.

Sans changer votre rythme respiratoire, imaginez que l’air entre et sort non pas par votre nez mais par votre cœur.

Continuez à respirer ainsi jusqu’à ce que vous sentiez comme une chaleur dans votre poitrine. C’est le signe que les neurotransmetteurs cérébraux sont entrés en cohérence avec les neurones cardiaques.

Sans rien changer à votre rythme respiratoire, focalisez-vous sur votre cœur et dites-vous mentalement « je sens ma douleur qui régresse, qui s’atténue, qui disparaît » ou toute autre formule qui vous convient.

Continuez cet exercice pendant au moins 10 minutes. Vous pouvez répéter cet exercice plusieurs fois par jour dans les périodes où vous avez très mal. Son effet sera de plus en plus rapide.

Commencez par prendre une longue inspiration puis poussez un long soupir, bouche ouverte.

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